Nos chantiers d'éducation à la création
Mobiliser pour mieux percevoir le monde qui nous entoure.
Aqualux
Structures locales : Ville de Châtillon-sur-Indre, M’home 36, Maison d’enfants de Clion-sur-Indre
Lieu de l’intervention : place du Château, Châtillon-sur-Indre, Centre-Val de Loire
|2022-2027 |Bénéficiaires : 17 enfants et adolescents | Heures d’ateliers : 180 |
Partenaires : DRAC Centre-Val de Loire, ANCT « Petites Villes de Demain », Région Centre-Val de Loire, Fondation EDF, Ville de Châtillon-sur-Indre, cofinancé par l’Union Européenne.
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C’est par la rencontre, au début de l’année 2022, entre la plasticienne, Madame Sophie Bruère, le Maire de Châtillon-sur-Indre, Monsieur Gérard Nicaud et Monsieur Nicolas Delmas, chef de projet « Petites villes de demain » que l’idée d’une résidence artistique et la réalisation d’une œuvre lumière sur le donjon est née.
L’objectif de la création est de faire émerger du patrimoine châtillonnais – présence du château, de son donjon, du canal de l’Indre – un espace de réflexions propices aux expérimentations plastiques entre la ville « haute » – centre historique – et la ville « basse » – sa périphérie. Le processus de création d’Aqualux sensibilise au développement d’un imaginaire nocturne positif. En lien avec les moyens mis à disposition par la ville de Châtillon-sur-Indre, il revisite par la pratique et le partage l’apprentissage du regard et l’ancrage de soi dans le collectif. Sophie Bruère fait alors appel à des connaissances propres à l’histoire des lieux par la présence de l’eau et du patrimoine architectural.
En 2022, des rencontres avec les habitants pour des temps de pratiques artistiques ont été organisées. Ces temps d’échange ont permis à Sophie Bruère de partager son processus de création avec un groupe de Châtillonnais composé de 4 jeunes, âgés de 16 à 18 ans. Les actions portait le questionnement artistique sur la perception de l’environnement proche et le décalage du regard par l’usage du médium lumière. Le groupe devait s’affranchir de ses habitudes et par des outils plastiques, porter un regard différent sur la ville et son patrimoine architectural. L’exposition présentant le travail réalisé durant les ateliers et décrivant les choix de l’installation lumineuse a pris place, du 9 décembre 2022 au 3 janvier 2023, dans deux vitrines d’un commerce vacant de la rue Grande. Ce choix de lieu permettait de partager avec les Châtillonnais, les premiers temps de pratiques artistiques (dessins, photos, et timelapses). Cette première exposition a fait l’objet d’un vernissage regroupant les élus, les participants, leurs parents et certains habitants.
En 2023-2027, l’objectif pour l’association et la commune de Châtillon-sur-Indre est la réalisation de l’œuvre sur le donjon et la mobilisation à sa construction lors du chantier d’éducation à la création d’un groupe de jeunes adolescents de la Maison d’enfants M’home 36.
Mellifère
Structures locales : Maison de quartier Monmousseau et Galerie Fernand Léger
Lieu de l’intervention : quartier Monmousseau, Ivry-sur-Seine
|2021-2022 |Bénéficiaires : 10 enfants et mère | Heures d’ateliers : 30 |
Partenaires : Agence Nationale pour la Cohésion des Territoires , de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Île-de-France – Ministère de la Culture, de la Préfecture du Val-de-Marne et de la ville d’Ivry-sur-Seine.
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En 2018, Sophie Bruère rencontre au rucher municipal du quartier du fort, à Ivry-sur-Seine, Julien Desodt, apiculteur référent de l’Association Protectrice des Abeilles Ivryennes. La visite du rucher, sa situation géographique et les dialogues engagés, sont le déclencheur du projet original, Mellifère.
Le processus de création de Mellifère sensibilise au développement d’un imaginaire nocturne commun. L’objectif est de faire émerger de situations urbanistiques présentes, un espace de réflexion propice aux rencontres entre les habitants du quartier Monmousseau, à Ivry-sur-Seine. Sophie Bruère partage son processus et des expériences plastiques. Elle s’appuie sur la force fédératrice du médium lumineux pour interroger notre réalité du territoire et opérer un décalage de la vision.
Interroger notre réalité du territoire et opérer un décalage de la vision se fait par l’étude de la perception des rayonnements lumineux et leur interprétation cognitive chez les êtres vivants. Il s’agit, ici, d’amplifier la vision de l’abeille et ses effets à la tombée du jour. Pour cela, notre vision est augmentée de dispositifs – utilisation de filtres colorés, de lunettes, de torches et de projecteurs autonomes. Notre spectre visible est modifié entre 400 et 560nm – longueurs d’ondes correspondants à l’ultraviolet jusqu’au bleu et vert. En ouvrant le territoire à cette expérience, Sophie Bruère élargit la perception du quotidien et décale la vision des habitants vers la réalisation d’une expérience nocturne in situ.
Marcescent
Structures locales : Collectif Furci, Ferme Caillard et Bibliothèque Denis Diderot
Lieu d’intervention : Résidence des Peupliers, Bondy
|2020-2021|Bénéficiaires : 20 enfants et mères | Heures d’ateliers : 100 |
Partenaires : Agence Nationale pour la Cohésion des Territoires , Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Île-de-France – Ministère de la Culture, Préfecture de Seine-Saint-Denis, Bondy et Bondy habitat
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Sophie Bruère, plasticienne, poursuit son implication sur le territoire de la commune de Bondy. Après Sève réalisée durant l’année 2019 avec les habitants de la résidence Le Potager, elle partage son processus de création avec les habitants de la résidence Furci, et propose une nouvelle appropriation de la nuit, nommée Marcescent. Ce projet est né du dialogue engagé avec une habitante, représentante du Collectif Furci, rencontrée en juillet 2019, lors d’une visite du quartier Blanqui. L’objet de l’intervention est d’amplifier la dynamique amorcée par le collectif et de fédérer autour d’une pratique artistique une vingtaine de personnes, en majorité des seniors et des mères avec leurs enfants – 10 et 15 ans. La Bibliothèque Denis Diderot sera un lieu ressource, permettant de nourrir par la rencontre du fond cinématographique et littéraire, l’imaginaire des participants. La Ferme Caillard, lieu pédagogique sur la biodiversité de la Ville de Bondy, accueillera une présentation et un temps d’échanges du projet.
Le processus de création de Marcescent sensibilise au développement de l’imaginaire, il revisite par la pratique artistique et le partage, l’apprentissage du regard et l’ancrage de soi dans le collectif. Sophie Bruère fait appel à des connaissances propres au paysage, aux changements et mutations du territoire et à son histoire. Il s’agit, ici, de poursuivre la démarche engagée dans la résidence Le Potager en partageant avec les habitants des savoir-faire et des étapes de créations. Avec Sève, l’écoute de l’inaudible, la montée de sève d’un gros hêtre situé dans la Forêt régionale de Bondy marquait le début du processus. Pour Marcescent, le décalage du regard est porté sur le patrimoine végétal in situ de la résidence Furci. Ce point de départ est né d’observations constatées par Sophie Bruère : les habitants ont investis certaines jardinières et les immeubles sont entourés d’un patrimoine végétal riche : présence de grands platanes, d’arbres fruitiers et ornementaux. Marcescent porte sur l’observation des plantes et des structures foliaires comme éléments majeurs de la photosynthèse.
Avec ce processus, l’appréhension du territoire par l’écoute et la parole fait appel à l’expérience de l’invisible avant l’introduction d’images, d’outils numériques, interface d’un récit lumière en train de se faire. Le choix du lieu de l’installation et l’exposition seront le résultat de ce dialogue artiste/habitants et la définition de points de vue individuels dans le collectif.
Une édition papier et un film seront réalisés. Ils seront remis aux participants et aux partenaires.
Résidences solidaires
Structure locale : Collectif d’habitants Furci
Lieu : Bondy, Résidence des Peupliers
Durée : de juin à septembre 2021
Partenaires : Agence Nationale pour la Cohésion des Territoires, Bondy et Bondy habitat
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L’association Art sponsor accompagnée du Collectif Furci poursuit son implication auprès des habitants de la résidence des Peupliers. Dans le cadre du programme « Quartiers solidaires », des actions culturelles ont été mises en place pour sensibiliser les résidents à la découverte et à la préservation de la biodiversité des espaces extérieurs de la résidence.
Cette approche était le prolongement de Marcescent, projet initié par Sophie Bruère. Mélissandre Phan et Tomi Omrane, fondateurs de l’atelier de paysage -kosmes, ont animé un laboratoire mobile, installé dans les espaces extérieurs de la résidence. Ce laboratoire a formalisé un lieu de rassemblement, de collecte des échantillons et des tests. Il a facilité les échanges et les questionnements entre les habitants.
Les thématiques abordées ont été les suivantes :
– Le cortège végétal de la résidence des Peupliers – la connaissance des végétaux : botanique, ethnobotanique et phytosociologie ;
– A la découverte des sols de la résidence – la connaissance du sol : pédologie, géologie et science du sol ;
– La connaissance de la faune : entomologie, ornithologie et microbiologie ;
– La proposition d’améliorations des jardins de la résidence : votre jardin idéal par la création de maquettes.
Un réseau d’intérêt commun sur WhatsApp a été créé pour communiquer avec les habitants volontaires et un calendrier des actions a été mis en place. Une tablette numérique a été remise au représentant des résidents afin de communiquer plus facilement avec l’équipe.
A l’issue des ateliers, le 11 septembre 2021, une après-midi d’exposition et de restitution en présence des habitants et des représentants de la ville, a permis de partager, autour d’un temps de convivialité, les analyses et résultats des ateliers.
Sève
Structures locales : Amicale CLCV Le Potager, bibliothèque Denis Diderot
Lieu de l’intervention : Résidence Le Potager, Bondy, Île-de-France
| 2019-2020 |Bénéficiaires : 25 enfants et adultes | Heures d’ateliers : 110 |
Partenaires : Fonds de dotation InPACT – Initiative pour le partage culturel, de l’Agence Nationale pour la Cohésion des Territoires , de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Île-de-France – Ministère de la Culture, de la Préfecture de Seine-Saint-Denis, d’Est Ensemble, de la ville de Bondy et de Bondy habitat.
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Sève, œuvre réalisée dans la résidence sociale le Potager, à Bondy, prolonge une démarche déjà amorcée par Sophie Bruère avec Limbe, installation lumineuse conçue de 2012 à 2016 pour le viaduc autoroutier du Pont de Saint-Cloud, et les différentes actions déjà menées dans l’espace public.
C’est au cours d’un repérage nocturne, en 2015, autour du Pont de Bondy, que la barre de logements Le Potager et sa proximité avec l’autoroute A3 sont découverts. Cette étape marque le début d’un long processus d’observation du territoire, de son histoire, accompagné de rencontres avec les habitants de la résidence
L’histoire collective de la ville de Bondy est marquée par la disparition de la forêt de Bondy, massif forestier recouvrant le « pays d’Aulnoye », région située sur la partie Est du département de la Seine-Saint-Denis. L’arrivée, durant la première révolution industrielle, d’ouvriers transforme aussi le paysage bondynois en habitat individuel et en jardin potager. Ces recherches ont permis de tisser une première approche afin d’extraire de lieux dépréciés et des usages existants, la forme d’une œuvre globale
Echapper aux seules vitesses, ruptures, nuisances qui composent ce quartier, c’est fabriquer, avec l’aide de la nuit, un imaginaire collectif positif : une essence propre, une perspective à transformer, une réalité à augmenter en paysage de jouissance visuelle.
Tout au long de l’année 2019, c’est avec l’Amicale des locataires du Potager que le dialogue avec les habitants s’est instauré. Ils ont participé à plusieurs temps forts, notamment, à l’écoute de la nature et de l’imperceptible qui a fait l’objet d’une expérience de captation de montée de sève. Le récit a été développé entre présence individuelle et imaginaire collectif. Il s’est écrit à partir de parcours choisis par les habitants (bâtiment, jardins, emprises autoroutières) une perception à l’échelle de l’homme.
En participant aux différentes étapes du projet et en réalisant des photographies, des dessins, chacun a apporté par la parole et l’écoute, une perception des lieux nécessaire à l’élaboration de l’œuvre. Ce travail sur l’étude de la croissance des plantes, le rythme des saisons et de la nuit a défini la forme, l’implantation, des dispositifs lumineux et a dessiné une plasticité collective de la nuit, propre à la résidence. Il s’agit, ici, de partager des savoir-faire et des étapes de création autour des perceptions de la nuit dans la résidence Le Potager. L’écoute et la parole font appel à l’expérience du corps avant l’introduction d’images, d’outils numériques, interface d’un récit lumière en train de se faire. Le choix du lieu de l’installation et l’exposition dans la Bibliothèque Denis Diderot sont le résultat de ce dialogue artiste / habitants. Les participants ont composé à l’aide d’une console numérique des séquences de lumière et de couleurs en lien avec leur perception de l’écoute. Après ces manipulations, ils ont choisi les lieux dans la résidence qui ont été transformés par la lumière. Les participants ont noté leurs parcours, leurs expressions verbales, ont réalisé des relevés du type timelapse pour s’exprimer sur ce qu’ils ont vu
Sève s’est formalisée, en 2020, par la mise en place de l’œuvre lumière dans la résidence et la réalisation d’une exposition dans la bibliothèque Denis Diderot. Le film retrace les grandes étapes de Sève.
Limbe
Structure locale : DIRIF
Lieu : Saint-Cloud, Viaduc autoroutier de Saint-Cloud
| 2015-2016 |
Partenaires : DIRIF, Région Ile-de-France, Hauts-de-Seine, Cofely, Terideal Segex et Lec.
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Dans le cadre de l’exposition Lumière et Jardin Imaginaire organisé en 2012 par Art sponsor, Lumière et création contemporaine, Sophie Bruère a accepté de présenter les premières étapes de son projet Limbe.
L’installation lumière, réalisée fin 2015, instaure dans l’atmosphère nocturne de la métropole parisienne un dialogue sensible entre le Domaine National de Saint-Cloud et le viaduc de l’A13. Le dessous du viaduc, zone urbaine où la voiture est reine, devient ainsi le support d’une transposition lumineuse du paysage perçu dans le parc de Saint-Cloud. Des piétons marchent quotidiennement à l’ombre du viaduc et les riverains subissent sa présence. Limbe souhaite améliorer la perception proche et lointaine de cette masse de béton. A la nuit tombée, la sous-face du viaduc est sous l’influence d’une lumière nuancée par les variations du ciel et de la lumière du paysage métropolitain. Ces variations sont captées de jour à partir de la terrasse de la Lanterne. La terrasse de la Lanterne est le point culminant du parc, il ouvre le regard sur le paysage de la métropole. La présence poétique et visuelle de Limbe participe au renouveau de l’ouvrage d’art et de son emprise. Elle améliore la perception d’un territoire meurtri par la densité routière et elle interroge l’avenir sensible d’espaces interstitiels fonctionnels de faible qualité situés en périphérie de la Ville lumière.
Participer aux projets
Nous soutenirNos partenaires
Nos collaborations permettent d’imaginer des projets avec les habitants, enfants et adultes, d’investir des territoires, de révéler des lieux, de transmettre des compétences et de faire naître de nouveaux imaginaires.
Art Sponsor, Lumière et création contemporaine, remercie chaleureusement l’ensemble de ses partenaires publics et privés pour leur confiance, leur soutien et leur engagement.
Nous remercions également toutes celles et ceux qui, par leur accompagnement, leurs compétences, leur disponibilité ou leur implication, contribuent à la réalisation de ces projets de territoire.
































